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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 19:41




Jour 1: Kourou-Macapa



Notre premier jour sur la route, au sens littéral du terme... A 5h30 du matin nous partons en voiture jusqu'à Cayenne, où nous attend un Taxi-Co pour descendre à St Georges de l'Oyapock. Nous traversons le fleuve en pirogue, et nous voilà au Brésil, c'est là que l'aventure commence!


  Du côté Guyanais de l'Oyapock... 

Après un petit tour pour faire tamponner nos passeports, nous devons trouver un 4x4 qui nous emmènera jusqu'à Macapa. Le conducteur, Adriano, ne parle pas un mot de français et nous nous retrouvons tassé à 7 dans son 4x4 pour neuf heures de voyage très folklo, avec musique Brésilienne à l'appui, bref, que du bonheur!!  La route jusqu'à Macapa consiste en 100 kms de route puis 100kms de piste, puis encore 400 kms de route. On met à peu près le même temps à faire toute la route que toute la piste. On finit tant bien que mal à arriver à Macapa (le pauvre Adriano s'est retrouvé pendant les 4 dernières heures à devoir répondre toutes les cinq minutes à des questions du style: dis-quand-est-ce-qu'on arrive? dis, c'est encore long? dis, on peut s'arrêter prendre un café? c'est quand la pause pipi?etc..).


 La fameuse piste pour traverser tout l'Amapa!
 

 

Jour 2: Macapa-Santana




Macapa, 345 000 habitants. Pour la petite histoire la rue principale de cette ville était en fait une piste pour les avions qui s'est retrouvée encerclée de maison avec le développement économique de la ville, et les gens ont donc du construire un aéroport en dehors de la ville. C'est aussi la capitale de l'Amapa, et une des rares villes où passe l'équateur. Nous avons donc eu droit à un petit reportage de la part de Will qui, caméra en main, s'est précipité dans les toilettes de l'hôtel pour vérifier si l'eau tournait bien dans le sens inverse des aiguilles d'une montre!

Donc, après une bonne nuit de sommeil, nous voilà partis visiter Macapa, ou plus précisément le Fort Sao Jose au bord de l'Amazone (c'est à peu près tout ce qu'il y a à visiter à Macapa!).


    


  

Puis dans l'après-midi nous avons pris le bus jusqu'à Santana, 20 kms plus loin, d'où partent les bateaux pour Belèm. Après s'être fait alpaguer par les gars qui vendent les billets (et qui par la même occasion nous ont trouvé un hôtel) et après installation dans le-dit hôtel (heureusement que l'huile essentielle de lavande était là pour en caler un peu dans la clim et renouveler l'air ambiant), nous voila près pour une soirée de carnaval très locale!! On a trouvé un bar pour prendre l'apéro, et pendant ce temps une pluie diluvienne s'est mise à tomber, donc on est resté coincés quelques heures dans ce bar. heureusement il y avait un billard (mais pas toutes les boules ça aurait été trop simple!) donc on a pu s'occuper.

  


  

Au bout d'un moment la pluie à plus ou moins diminué, donc on à pu se faufiler pas très discrètement (je vous raconte pas, on était les 6 seuls blancs du coin, en plus avec nos k-ways, tout le monde nous à repéré en 5 minutes!! Ici qu'il pleuve ou pas tout le monde est en t-shirt...) vers les camions 33 tonnes sur lesquels des groupes jouaient de la musique brésilienne (pas super folklo, c'est plutôt de la "brega" c'est-à-dire une fille qui chante très aigu en portuguais avec des boum boum derrière, heureusement que c'est carnaval, ça fait passer pas mal de choses!). Pour la petite histoire, chaque camion a une couleur d'attribuée, et les gens doivent acheter un t-shirt de la bonne couleur pour pouvoir participer au "vidé" qui finit la soirée. Résultat, comme on était pas au courant de cette coutume locale, on s'est retrouvés avec des t-shirts jaunes sur le dos, dans le groupe des bleus, qui nous on viré passablement rapidement après qu'on ait enfilé les fameux t-shirts alors qu'ils étaient super sympa avant. Nous avons fini par comprendre, mais trop tard, que notre camion jaune était déjà parti depuis longtemps... Nos amis les pourvoyeurs de billet de bateau et d'hotel nous ont retrouvés dans la cohue du carnaval, et ils ont désespérément tenté de nous trouver des t-shirts de la bonne couleur, mais visiblement le gars qui les vendait était déjà parti se coucher, et nous n'avons donc pas pu participer pour de vrai au vidé, mais de loin c'était chouette aussi!


Jour 3 et 4: Santana-Breves-Belem



Le lendemain nous voici en route pour le bateau, de bonne heure et de bonne humeur, après le "café do manhao" qui chez les brésiliens se prend très noir et très très sucré (et croyez moi c'est impossible de l'avoir sans sucre, déjà sans lait c'est un miracle!). Le bateau est tout petit, en bois, et le capitaine et très doué pour entasser un maximum de hamacs dans un minimum d'espace, en adoptant la technique du posage en quinconce (mais si, celui qui fait que tu te retrouves avec le genou de ton voisin gauche dans le foie, et les pieds de celui de droite dans les dents...). Promiscuité quand tu nous tiens!


    

  
Notre bateau... 

Ce voyage en bateau pour traverser l'Amazone dans sa largeur dure deux jours avec une escale a Breves (mais ça on le savait pas en embarquant, pour nous c'était un bateau direct!), je vous laisse donc imaginer la largeur du fleuve et aussi la rapidité du bateau (mais c'est tout l'intérêt de la traversée!). 

Le bateau continue doucement sa course pendant que des gens embarquent et débarquent en pirogue dans les villages le long du fleuve (composés soit d'une poignée de maisons et/ou d'une église, et/ou d'une scierie, le plus souvent les trois). Les enfants attrapent leur pirogue quand ils nous voient arriver pour faire la course avec le bateau et essayer de s'accrocher derrière pour se faire traîner sur quelques mètres. On s'arrête aussi régulièrement pour récupérer des marchandises, des paniers de graines, de fromage, ou déposer des vivres, des palettes de bière etc... Au réveil, il y avait même un gros cochon noir sur le pont inférieur (merci Thomas pour la photo magnifique!).


  

    


    

  

    

  

Le lendemain  nous faisons escale à Breves, sur l'île de Marajo, où le capitaine essaie de nous expliquer qu'on va changer de bateau, et que le suivant arrive dans 5 heures. Vu nos têtes il a du comprendre qu'on ne savait pas! Bref, après quelques aléas liés à la récupération de nos billets, nous sommes allés faire un petit tour dans Breves pour visiter, sous un soleil de plomb.


    

Je pense que les habitants n'avaient pas dû voir de touristes blancs avec leurs sacs sur le dos depuis longtemps vu comment ils nous regardaient dans la rue. On a fini par tomber sur Celso, un brésilien qui était avec nous dans le premier bateau et qui nous a accompagnés jusqu'au deuxième bateau parce qu'il n'était pas sûr qu'on avait bien compris où aller! Le deuxième bateau était moins sympa car plus grand et en fer, mais nous avions pigé la technique des hamacs entassés et nous avons pu nous installer pour la nuit tous côte à côte. Nous avons passé la soirée avec Celso, et deux autres brésiliens qui étaient aussi du premier voyage, José et Elzicha (je ne suis plus tellement sûre de son prénom, mais c'était quelque chose comme ça) qui nous a offert a tous des bracelets qu'elle avait fait elle-même. Une soirée bien sympa, avec guide de conversation brésilien en renfort (c'était pas du luxe!) et bien évidement quelques qui-proquos: nous avons cru jusqu'à une heure avancée que Celso était vendeur de bananes, alors qu'il s'agissait de matériel thérapeutique. Un joyeux fou rire quand on lui a expliqué la méprise!!


    

 

De gauche à droite: Greg, Fanny, Thomas, Will, Lulu, Elzicha, Celso, Jose & moi

Jour 5: Belem-Joanes




Nous sommes arrivés de bon matin à Belèm, avant le lever du soleil, et tous moulus après notre "nuit" en hamac juste en dessous des lampes qui sont restées allumées toute la nuit, et il faut le dire, beaucoup moins confortable que la précédente! Nos amis brésiliens vérifient que le chauffeur du taxi dans lequel ils nous jettent a bien compris où nous allons, et c'est parti! Belèm est une grande ville pleine de buildings, pas très jolie, mais nous n'y passons qu'une matinée, en attendant le départ du bateau pour la grande île de Marajo, donc on peut être sélectifs et ne voir que les trucs sympas, comme le grand marché Ver-O-Peso qui à lieu tous les matins, avec des "zones" à l'intérieur: une zone cafés, une zone jus de fruits, une zone restauration rapide pour le midi, une zone artisanat, le marché au poisson, aux viandes, etc... Un très beau marché, et tous les gens à l'intérieur qui nous disent de faire attention à ne pas nous faire voler nos sacs, mais au final, pas de voleur à l'horizon...


    


    


  


  

  


Après un jus frais de Cupuacu et un chapeau de paille tout neuf sur la tête de Will, nous voici repartis faire un tour au bord du fleuve, où tous les bateaux qui sont venus décharger le poisson sont encore là, spectacle impressionnant! Nous avons aussi fait une pause près d'un groupe de pécheurs qui faisaient leur prière avant de prendre la mer. En début d'après midi, nous prenons le bateau pour Marajo, qui à mis plus de temps que prévu pour arriver en raison d'un banc de vase sur lequel nous sommes restés un bon bout de temps avant que le capitaine réussisse à nous dégager! A l'arrivée, nous nous sommes rendus directement à Joanes pour trouver une poussada (c'est une sorte d'hotel mais en plus basique, il faut souvent apporter ses draps, et c'est très abordable au niveau du prix, il y en a partout au Brésil). Puis nous avons mangé sur la plage, superbe, ici les plages sont de sable blanc, ça faisait longtemps qu'on n'en avait pas vu des comme ça! L'île de Marajo fait la même surface que la Suisse, au milieu de l'embouchure de l'Amazone... on l'appelle aussi "le bouclier de l'océan".


  
Notre poussada...
 


Jour 6: Joanes

Nous sommes restés un jour de plus à Joanes parce que le seul minibus qui pouvait nous permettre de partir de la ville était à 6h du matin et qu'on voulait faire une bonne nuit. Nous avons donc visité Joanes, petite ville remplie de buffles (comme toute l'île d'ailleurs), de chèvres et de maisons en torchis. Les habitants nous regardent bizarrement quand on passe avec nos k-ways, et il n'y a rien à part des maisons, un marché et une poste selon le guide du routard, mais on ne l'a même pas aperçue!

  


  

  


Jour 7: Joanes-Soure





 Attente du bus au milieu de la route à 5h30 du mat!

Le lendemain matin nous prenons le fameux minibus pour Salvaterra à 5h30 puis un bac pour aller à Soure la plus grande des villes de l'île. Là-bas, nous nous installons dans une fazenda, sorte de ferme-ranch, avec des buffles, des chevaux etc... dont certaines ouvrent leur portes aux gens de passage. Une de mes parties préférées du séjour, nous avons pu faire un tour en pirogue sur la propriété de la fazenda Araruna, dans un marais qui s'assèche complètement l'après-midi, nous avons marché sur une plage incroyable en bordure du marais, fait un tour a buffle, et le lendemain matin à cheval avec Lucile. Il y a avait des ibis rouges qui sont passé en volant juste au-dessus de nos têtes, vraiment magnifique!


  


  


  


  

  

 Les bronzés le remake!! 
  
    L'endroit où nous avions mis la pirogue à l'eau le matin même!
    Vue sur les bâtiments de la fazenda

  
  
Les hamacs installés pour la sieste sur la terrasse!
 Lulu et moi à cheval




 

Jour 8: Soure-Salvaterra




Nous repartons en début d'après midi pour prendre le bac, et c'est arrivés de l'autre côté que nous apprenons qu'il n'y a pas de bus dans ce sens pour aller à Salvaterra. Greg et Thomas négocient donc avec un des petits bateaux qui fait la traversée pour qu'il nous emmène spécialement par le fleuve, le conducteur nous prend 10 réais pour tout le monde (2,73 euros) c'est encore moins que ce qu'on aurait payé par personne pour un bus!!


    

 Dans le bac (aller et retour)

Savaterra est déserte vu qu'on est dimanche, mais c'est un joli petit village. C'est encore un endroit où on peut se baigner sur la plage dans l'Amazone, on se croirait vraiment à la mer!

  

Jour 9 et 10: Salvaterra-Belem-Cayenne




Il est déjà temps de retourner à Belèm pour prendre l'avion, pas de banc de sable pendant la navette retour, heureusement!  Encore une poussada pour la nuit, notre dernière, snif. Et le lendemain nous voilà dans l'avion direction Cayenne. Ce fut un voyage très sympa, un aperçu de l'Amazonie côté Brésil, et de superbes rencontres avec des Brésiliens tous plus gentils et accueillants les uns que les autres! Le retour en Guyane est difficile bien entendu!...

Par louise - Publié dans : Amérique du Sud
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 15:01
Suite et fin des évenements du carnaval 2009 à Kourou, nous voici tous réunis ce dimanche après-midi pour voir les gens défiler en grandes pompes, c'est la Grande Parade Du Littoral, à ne pas manquer!

Beaucoup de gens défilent et que ce soient des entreprises, des clubs hippiques, ou de danse, ou même de capoeira, tout le monde y participe et viennent des quatre coins de la Guyane pour l'occasion.

Je vous laisse jeter un coup d'oeil aux photos qui seront plus parlantes... Malheureusement, je n'avais plus de batterie à la moitié de la parade (et oui, c'est vraiment un GRANDE parade!) donc je n'ai pas pu prendre en photos les chars avec les brésiliennes qui dansent à 3 mètres de hauteur et qui arrivent en dernier...





 



  à droite Zac le québécois, nouvel arrivant à Ecofog 


  



     




    Les "fées des bois"...



    




  ... et leurs amis les gros insectes


      



  Pavarotti (et oui...)


  

 Des touloulous (voilà enfin à quoi ressemble ce fameux costume!)


  


 


  


  


  



 Ici aussi, comme à Venise, ils ont des superbes costumes de singes (n'est-ce pas Charlotte?!!)


  


 







  


 


Bien plus efficaces que des barrières pour maintenir les gens sur les trottoirs, le peuple de la boue qui passe et re-passe au bord de la foule tout au long de la parade!!!  :

  



  



 








Une fois que tout ce petit monde à défilé, les gens se massent derrière le dernier char où un orchestre joue de la musique plus qu'entrainante et vont en dansant jusqu'au vieux bourg de Kourou pour manger boire ou continuer la fête à la nuit tombée (pour ceux qui ont pris un jour de congé le lundi) au milieu des canons a paillettes et de la musique qui continue. Bref, une ambiance impressionnante, surtout pour un dimanche soir...

Et c'est pour nous la fin du carnaval car nous partons au Brésil pour 10 jours la semaine prochaine. Nous n'aurons donc pas la chance de voir brûler Vaval, l'effigie du carnaval (un chien cette année) sur la place de la médiathèque le week-end prochain... On ne peut pas être partout!!



Par louise - Publié dans : Guyane
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